Photographie du chantier de démantèlement des remparts [1891-1892] (2 R n.c.)

À partir du XIIe siècle, pour assurer sa défense, la Ville s’est entourée d’une imposante enceinte fortifiée. Agrandi et perfectionné au cours des siècles, ce système défensif s’est transformé en handicap pour le développement économique de la cité dans la seconde moitié du XIXe siècle. 
En 1890, la décision est donc prise de démanteler les remparts pour ouvrir la ville et lui permettre de se développer. 
Le démantèlement, débuté en 1891, est simultanément confié à quatre entrepreneurs afin d’accélérer l’opération. Ces travaux pharaoniques sont ainsi achevés en moins de deux ans. Le chantier occupe 150 à 200 ouvriers travaillant en moyenne 8 heures par jour, 6 jours sur 7. 

Cette photographie montre à quel point les conditions de travail sur le chantier étaient rudes et les moyens employés rudimentaires.

Sabre des Incas. Éléments de costume porté lors du défilé de 1851 (3 JJ 193)

Société carnavalesque à finalité philanthropique, la société des Incas a été fondée en 1826 par des notables valenciennois dans le but d’organiser des cortèges historiques. Au cours de ces manifestations, de l’argent était collecté puis reversé à des œuvres de bienfaisance. Ce sabre en bois est un élément de costume utilisé lors d’un cortège organisé en 1851. C’est un document d’archives exceptionnel qui témoigne du soin apporté aux décors de ces grandes fêtes populaires. 

Lettre autographe de Prosper Mérimée, 4 octobre 1856 (41 Z 6)

Le 21 septembre 1856 est inauguré en grande pompe le monument en l’honneur du chroniqueur valenciennois Jehan Froissart, œuvre du sculpteur Henri Lemaire. Pour l’occasion, une délégation de l’Institut impérial parmi laquelle se trouvent Henri Wallon et Prosper Mérimée fait le déplacement. Pour garder le souvenir de l’évènement, la société d’Agriculture, Sciences et Arts de Valenciennes fait frapper une médaille commémorative et en adresse un exemplaire à chaque membre de la délégation. Le 4 octobre suivant, Prosper Mérimée écrit au président de la Société pour le remercier de ce cadeau et surtout de la « splendide et cordiale hospitalité » des Valenciennois.

Procès-verbal d’abandon de Marie Walle, 25 mars 1833 (20 JJ (Q))

En 1780, l’intendant du Hainaut Gabriel Sénac de Meilhan crée un hospice des Enfants-Trouvés à Valenciennes. Devant l’augmentation des abandons et des infanticides, il y avait urgence. Les archives de cet hospice sont aujourd’hui conservées aux Archives municipales. Les procès-verbaux d’abandon apportent de précieuses informations sur les enfants et le contexte de leur abandon. Certains de ces documents sont même accompagnées d’objets déposés avec les enfants afin de les identifier facilement.

Lettre d’Alphonse de Lamartine adressée au maire de Valenciennes, 1er septembre 1848 (2 K 396)

Après la chute de la Monarchie de Juillet le 24 février 1848, la République est proclamée par Alphonse de Lamartine au balcon de l’hôtel-de-ville de Paris. Membre du gouvernement provisoire, les ambitions politiques du poète le poussent à se présenter à la première élection présidentielle au suffrage universel masculin fixée au 10 décembre 1848. Lamartine se lance dans une campagne électorale active et n’hésite pas à écrire aux maires pour leur demander leur soutien auprès de la population. Le 1er septembre 1848, il s’adresse ainsi à celui de Valenciennes pour qu’il facilite la diffusion dans les journaux d’une lettre à destination des électeurs du Nord.
Malheureusement pour lui, il ne recueillera à Valenciennes que 0,16 % des suffrages contre 48,5 % pour Louis-Napoléon Bonaparte.

Photographie d’un corbillard de 3e classe proposé par l’entreprise Foucher de Sedan, 1885 (3 N 43)

Dans les années 1880, la ville de Valenciennes a pour projet la création d’un service des inhumations qui aurait un monopole de pompes funèbres pour les deux cimetières, Saint-Roch et Saint-Jean. Les sollicitations d’entrepreneurs de la France entière ne tardent pas à venir et notamment celle M. Foucher, créateur d’un service de corbillards à Sedan. Dans un courrier adressé au Maire le 18 novembre 1885, il explique que « toutes les villes d’une certaine importance ont un service de corbillards, car en dehors du luxe, du progrès et de la décence, les corbillards sont aussi avantageux au point de vue pécunier et présentent en outre de grands avantages quand les cimetières sont éloignés ». Pour appuyer son argumentaire, il n’hésite pas à envoyer sept photographies présentant différents types de corbillard, allant de celui des indigents au corbillard de 1ère classe.